Titre
DES SALARIES INDIRECTEMENT ABATTUS A BOUT PORTANT PAR LES BANQUIERS DE WALL STREET
du 13 au 16 janvier 2010 : Mr Perronot et Mr Barronet m'ont devancé sur la liste des licenciements pour janvier 2010, merci à eux et j'ai bien mis 1 heure à tout rassembler rien que pour ce papier. Eh bien la trève du confiseur n'a pas duré longtemps et il s'est remis à fabriquer non pas des Malabars mais des Chômeurs, voyez cette liste qui est un véritable résumé de ce que va être l'année:


- New United Moto ferme une usine à Fremont, Californie, et vire 3.764 personnes.
- Ijex, sous traitant du précédent, va virer 387 personnes.
- Applied Materials, 300 personnes
- Abercrombie and Fitch, 200 personnes
- 260 hôtels en cessations de paiement en Californie y compris le Four Seasons de San Francisco (le Four Seasons !!! Le top du top avec le Ritz, je n'y crois pas...)
- AOL vire 1200 personnes (j'en ai déjà parlé) aux US et ferme son bureau France
- L'assureur US Fidelis va virer employés.
- Chrysler Financial ferme et vire 250 personnes.
- Pfizer 1.200 personnes.
- Merck 500 personnes.
- UPS, le coursier, s'allège de 1.800 cadres.
- United Airlines licencie 140 personnes.
- HP Belgique supprime 324 emplois.
- Air Comet 640 personnes.
- Astar Air Cargo va virer 300 personnes.
- Puerto Rico va virer 2.000 fonctionnaires.
- En Roumanie, la sncf locale CFR Marfa va virer 6.300 personnes fin février 2010.
- La Louisiane vire 445 personnel médical.
- Rien qu'à San Francisco 7700 licenciements de prévus pour les 4 prochains mois, "et cela ne comprend pas les sociétés de moins de 100 personnes" écrit le SF Chroncile.
- SNCF il y aura 1.400 postes en moins.
- Freescale vire 821 personnes sur 2 ans à Toulouse.
- Shell Canada ferme sa raffinerie de Montréal, 500 licenciements.
- Sullair Europe,des compresseurs, vire 112 personnes à Montbrisons, à cause d'un CA en baisse de 40%.
- Total veut fermer la raffinerie de Dunkerque, 555 personnes.
- et pour finir, Renault délocalise la Clio en Turquie..
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Voilà une année qui débute sur les chapeaux de roues si on peut dire.. Plus de 20.000 postes évanouis en fumée grâce aux Vampires. Envoyez cette info à tous vos amis, afin qu'ils se rendent compte à quel point les syndicats sont silencieux, et pas qu'en France. Comme si même la CGT, CFDT, FO, Sud, etc. avaient peur de quelque chose. Enfin... Tant que le frigo est plein chez les gens et qu'il y a un match du PSG, tout va bien...


Revue de Presse par Pierre Jovanovic



hopital public
Nicolas Sarkozy présente aujourd'hui ses voeux aux personnels de santé lors d'un déplacement au centre hospitalier Saint-Jean de Perpignan. Les hôpitaux sont à un tournant de leur histoire : 1.800 postes ont été supprimés en 2009, après 100.000 créations les dix années précédentes. Et ce n'est qu'un début.


La règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n'a jamais été appliquée aux hôpitaux. Au contraire, leurs effectifs avaient continué de progresser après l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Mais alors que le chef de l'Etat présente aujourd'hui ses voeux aux personnels de santé lors d'un déplacement au centre hospitalier Saint-Jean de Perpignan, l'hôpital est aujourd'hui à un tournant. L'an dernier, pour la première fois depuis au moins dix ans, l'effectif permanent a reculé : 1.800 postes de moins parmi les soignants -les infirmières par exemple, mais pas les médecins -et les non-soignants -emplois médico-techniques en imagerie médicale, logistique, transports, etc.


« Réserves de productivité »


C'est ce qu'a annoncé récemment Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France. Certes, ce chiffre est à prendre avec des pincettes : 1.800 emplois, cela ne représente que 0,2 % de l'effectif total. Et il peut inclure des actions d'externalisation : un hôpital qui transfère à un sous-traitant son service de blanchisserie ou de restauration verra son effectif diminuer, mais le nombre de salariés présents sur le site, lui, restera identique. Le chiffre est aussi à relativiser : sur les dix années précédentes, l'hôpital avait créé quelque 100.000 emplois, en raison notamment de la mise en place des 35 heures. Il n'empêche, la tendance est là, et elle ne concerne plus seulement les intérimaires ou les CDD, comme ces dernières années. L'hôpital tente bel et bien de réduire ses effectifs. « Il y a des réserves de productivité, a déclaré Raymond Soubie, conseiller social de l'Elysée, en novembre lors de la conférence santé des « Echos » et du « Quotidien du médecin ». Entre 2008 et 2015, il va y avoir 220.000 départs à la retraite. Si on veut faire des actions d'optimisation tout en préservant la qualité des soins, c'est maintenant qu'il faut le faire. » De nombreux grands établissements, en commençant par l'Assistance publique Hôpitaux de Paris, prévoient ainsi des plans de retour à l'équilibre financier sur trois ou quatre ans, qui intègrent de substantielles suppressions de postes (lire ci-dessous). Nicolas Sarkozy avait fixé comme objectif aux hôpitaux de ne plus être en déficit d'ici à 2012.


La situation est tendue


« Le seul moyen de rester dans les limites des enveloppes qui nous sont accordées consiste à réduire l'emploi, a argumenté de son côté Gérard Vincent devant les parlementaires de la Mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale, le mois dernier. La masse salariale représente aujourd'hui de 68 % à 70 % de nos charges (...). La seule variable d'ajustement est donc la masse salariale. Cette question est moins taboue qu'elle ne l'était voilà encore quelques années. »
Moins taboue peut-être, mais l'exécutif marche néanmoins sur des oeufs, car la situation est tendue sur tous les fronts. Après l'examen houleux au Parlement de la loi Bachelot, qui tente d'améliorer le fonctionnement de l'hôpital, les syndicats de médecins restent mobilisés. Ils demandent la modification de projets de décret du ministère de la Santé , qui, pour la plupart, ne sont pas encore parus. Le printemps doit aussi voir l'avènement des agences régionales de santé, créées par la même loi. Elles regrouperont les personnels de sept organismes différents (agences d'hospitalisation, DDASS, assurance-maladie...), ce qui inquiète sur le terrain.


Source: LesEchos.fr


service public
Nous avons la douleur de vous faire part du décès du statut public de la Poste lors d’un dernier vote ce mardi à l’Assemblée nationale, issu des travaux de la Commission mixte paritaire.


C’est avec une grande tristesse que l’Assemblée Nationale et le Sénat ont appris la tragique disparition de la Poste des suites d’une très longue maladie ce mardi 12 janvier 2010.


Les obsèques se sont déroulées dans l’intimité des bancs de l’hémicycle, à Paris 7ème, au Palais Bourbon suite à la crémation de son statut de Service Public. Les cendres reposent désormais au colombarium des entreprises privatisées disparues avant elle telles que France Telecom, EDF-GDF et le Crédit Lyonnais. Agée de plus de 400 ans, l’entreprise accumulait une dette en 2008 aux alentours de 6 milliards d’euros et se préparait à subir la concurrence de toutes ses activités de ses voisins européens à partir du 1er janvier 2011.


Un dernier hommage lui avait déjà été rendu en septembre dernier par plus de 2 millions de citoyens anonymes lors d’un référendum populaire.


Outre son remarquable développement depuis 1476, date de la création des premiers relais de Poste par Louis XI, la communauté française qui compte aujourd’hui plus de 11 millions de comptes bancaires souhaitait saluer le parcours de l’établissement public devenu en ce jour Société Anonyme (SA).


C’est peu dire que l’évolution de La Poste a suivi et épousé les tumultes de notre Histoire nationale.


Pendant la Révolution Française, la Poste passe sous l’égide de l’Etat et les directeurs des postes sont élus. En 1830 est mis en place un premier service rural desservi par des facteurs tous les deux jours. Ils sont alors plus de 5 000 rémunérés au kilomètre. C’est seulement en 1893 que les facteurs sont autorisés à prendre un jour de congé par mois. Lors de la Commune en 1870, la carte postale fait son apparition. Une décennie plus tard, l’Administration des Télégraphes jusqu’alors sous tutelle du ministre de l’Intérieur, fusionne avec celles des postes. C’est au cours du XX siècle que l’entreprise jouit d’une réussite professionnelle par la conquête du ciel et les tournées rurales en 2 cv Citroën dès 1952.


L’entreprise est frappée d’une terrible maladie en 1997 par la première directive postale européenne qui pose le principe de l’ouverture progressive à la concurrence du marché du courrier qu’elle peine à appliquer. Après un passage au service de réanimation des entreprises publiques en difficulté, les médecins, en accord avec la famille libérale, ont décidé de ne pas poursuivre l’acharnement thérapeutique. L’établissement public passe l’arme à droite début 2010 dans le dénuement le plus total sans le soutien de ses parlementaires.


La Poste est décédée le 12 janvier à 15h.


Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.


Source: Bakchich.info


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Le Parlement adopte définitivement le changement de statut de La Poste


Le Parlement a définitivement adopté mardi soir le changement de statut de La Poste malgré l'opposition farouche de la gauche qui n'a cessé de dénoncer un prélude à la privatisation de ce service public.


Par un vote à main levée, les députés ont adopté le texte de la Commission mixte paritaire (CMP) déjà voté par le Sénat le 23 décembre.


L'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour. Les groupes SRC (PS et apparentés) et GDR (PCF et Verts) ont voté contre.


Le texte transforme La Poste en société anonyme à capitaux publics à partir du 1er mars. Le changement de statut permettra un apport en fonds propres de 2,7 milliards d'euros (1,2 milliard à la charge de l'Etat, 1,5 milliard venant de la Caisse des dépôts).


Jusqu'au bout, l'opposition s'est dressée contre ce changement de statut qu'elle considère comme la première étape d'une privatisation.


Alors que les députés, qui ont adopté le texte le 22 décembre, examinaient mardi le texte de la Commission mixte paritaire (CMP) déjà voté au Sénat, l'opposition a présenté une motion référendaire pour exiger que le texte soit soumis à référendum. La motion a été rejetée en début de soirée par 267 voix contre 184.


"Le référendum s'impose", a pourtant plaidé François Brottes (PS). "La Poste est la propriété de tous les Français et le changement de statut n'était ni dans le programme du candidat Sarkozy en 2007, ni dans celui de la majorité pour les législatives", a-t-il justifié.


"Le référendum est légitime et les débats ne nous ont pas convaincus", a lancé M. Brottes en direction du ministre de l'Industrie Christian Estrosi qui a assuré, une fois de plus, que La Poste resterait "imprivatisable".
Le député PS a annoncé que "dans la foulée" du vote, l'opposition déposerait un recours au Conseil Constitutionnel contre le texte.


Tout au long des débats entamés en urgence par le Sénat au début de l'automne, l'opposition s'est prévalue de la "votation citoyenne" organisée début octobre, par laquelle 2,3 millions de personnes se sont prononcées contre une privatisation de La Poste.


"Le changement de statut est une ligne rouge. On l'a vu pour France Télécom et pour Gaz de France", a encore dit François Brottes. "La meilleure garantie pour que La Poste soit +imprivatisable+ c'est qu'elle conserve son statut d'établissement public!"


Le rapporteur UMP du projet Jean Proriol a pour sa part plaidé que "l'esprit du texte c'est de donner à La Poste les moyens de continuer à être fiers d'elle!" Il a aussi dit que le service public postal saura s'adapter aux modes de vie. "Je pense, a-t-il affirmé, au temps d'attente aux guichets ou aux risques suscités par les services de la banque postale".


"Je ne peux m'empêcher de regretter que toute la discussion ait été pour l'essentiel un procès d'intention, a-t-il ajouté. Comment nous reprocher de vouloir le démantèlement alors qu'il s'agit de tout le contraire!".


Christian Estrosi s'est mardi, comme tout au long du débat, appliqué à dire qu'"il n'y aura pas de privatisation".


Ce texte, a affirmé le ministre, est "le point final du projet de modernisation de La Poste (...) On l'a présenté comme idéologique mais c'est donner sa chance à La Poste en la dotant de moyens financiers: 2,7 milliards d'euros, ce n'est pas rien! La Poste a besoin d'argent frais pour faire face à l'ouverture à la concurrence qui aura lieu dans moins d'un an".


Source: AFP

Plan de départs PSA: 5.700 volontaires d'ici la fin du dispositif fin mars
Le nombre de départs volontaires au sein du groupe PSA Peugeot Citroën s'élevera au total à 5.700 fin mars 2010, date de clôture du plan lancé par le constructeur en janvier 2009, a indiqué lundi à l'AFP le directeur des ressources humaines du groupe, Denis Martin.


"Nous avons largement dépassé ce que nous avions prévu", a déclaré le responsable de la politique RH du groupe, dont le plan initial de départs volontaires visait 3.550 postes.


Le groupe comptait en 2009 104.000 salariés en France et 190.000 dans le monde.


Le responsable a réaffirmé qu'il n'y avait pas de nouveau plan global en préparation, mais a confirmé que PSA Peugeot Citroën allait néanmoins supprimer 6.000 postes en France sur la période 2010-2012 par le seul biais des départs naturels (retraites, démissions, etc.) comme annoncé en novembre.


Cette baisse des effectifs doit s'accompagner de gains de productivité de 20% pour avoir "des usines compétitives", selon Denis Martin.


Dans le plan de départs volontaires, 850 visaient le seul site de Rennes. Le plan avait été prolongé dans le temps et étendu à de nouvelles catégories de personnels, principalement selon Denis Martin, pour que les départs puissent se faire de manière non précipitée à Rennes et Melun.


Avec l'élargissement à plus de catégories de personnel, 1.750 départs volontaires auront finalement lieu à Rennes, "un site dont le compactage (réduction de la production et réorganisation) arrivera à terme ce printemps.


Le DRH du constructeur français a aussi précisé qu'outre les départs volontaires, environ 1.000 personnes avaient fait l'objet en 2009 d'une mobilité interne, soit géographique soit vers un poste différent sur un même site.


Des ouvriers de Rennes ont ainsi été temporairement affectés à Poissy par exemple pour le démarrage de la DS3 et des formations longues ont permis à des techniciens de basculer dans les services informatiques ou comptables, a expliqué M. Martin.


"Afin de maintenir cette dynamique interne au niveau de l'emploi, un nouvel accord de GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) est négocié et devrait aboutir au printemps. L'idée est de passer d'une GPEC assez théorique à une GPEC plus opérationnelle", a indiqué le responsable des ressources humaines.


Au sujet du chômage partiel, qui a touché la plupart des sites fin 2008 et courant 2009, M. Martin a précisé qu'il y en avait encore à Rennes et à l'usine SevelNord de Hordain (Nord).


Parmi les employés ayant été au chômage partiel, 3.000 d'entre eux ont bénéficié d'une formation (deux fois 35 heures), notamment au "lean management" (amélioration de l'organisation du travail).


Source: AFP


Un quart des départements français sont en cessation de paiement
Un quart du territoire en cessation de paiement, voilà déjà plusieurs mois que le président du Conseil général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, le prédit. Dans cette période de vote budgétaire, ce pronostic se confirme de jour en jour et de nombreux Départements risquent la faillite.

La compensation très insuffisante des dépenses sociales obligatoires plombe les budgets des Départements, surtout les plus ruraux. Ils sont en plus victimes de la conjoncture, suite à la chute des droits de mutation, une part importante de leurs recettes. En supprimant la taxe professionnelle et en engageant une vaste réforme des collectivités territoriales, le gouvernement prend le risque de fragiliser un peu plus les Départements. Vingt-cinq d’entre eux seront poussés à la faillite dès 2010. Tour de France des difficultés.

« Dans vingt-trois Départements, dont le mien, il y aura des budgets en déséquilibre », a constaté François Hollande (PS), président du Conseil général de Corrèze. Dans le Nord, le président du Conseil général a pris la même décision que celui de Saône-et-Loire et ne fera voter son budget qu’au mois de mars.

Les transferts de compétence ont coûté 55 millions d’euros au Conseil général de la Meuse. Son président, Christian Namy (UMP) qui prend des mesures d’économie et « parie sur la baisse des taux d’intérêt en 2010 » pour avoir une chance de boucler son budget en renégociant sa dette. Dans le Bas-Rhin, le collaborateur du président (UMP) assure : « On va baisser les investissements ».

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco (PS) arrivera à boucler son budget 2010, mais pour 2011, il ne voit pas du tout comment il va pouvoir faire. Quant aux Bouches-du-Rhône « avec une autonomie fiscale réduite à 10%, elles ont « le couteau sous la gorge ».

Le Département de Seine-Maritime, très industrialisé, sera sans doute l’un des plus touchés par la suppression de la taxe professionnelle. Et dans les Landes : « nous avions prévu de compenser la baisse des droits de mutation par une augmentation de la taxe professionnelle… ». Le Conseil général de Loire-Atlantique a d’ores et déjà annoncé des baisses de subventions, par exemple – 70% pour le FC Nantes. En Ille-et-Vilaine où les subventions de fonctionnement aux associations vont être réduites de 20 à 30 % et les nouveaux investissements gelés, le président du Conseil général accuse l’État de transférer « ce qui revient le plus cher : enfance, handicap, personnes âgées ».

 
Retraites
Le gouvernement s'apprête à réaliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariés du privé dans la plus grande discrétion, révèle l'association Sauvegarde Retraites. Il profite du changement de statut de La Poste pour remplir les caisses de l'Ircantec, régime de retraite bénéficiant aux élus et fonctionnaires non titulaires. Et ce sont les cotisants de l'Arrco et de l'Agirc, c'est-à-dire les salariés et cadres du privé, qui sont détroussés. Le tour de passe-passe au profit du public orchestré par Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, est une première.


Quelles en sont les (grosses) ficelles ? Pour comprendre, il faut savoir que les employés de La Poste embauchés avant 1990 ont un statut de fonctionnaire et la retraite qui va avec. Depuis 1990, les pensions des postiers relèvent de l'Ircantec et, à partir de cette année, les nouveaux embauchés tomberont dans le régime commun (Sécurité sociale plus Arrco-Agirc). À l'occasion de ce changement, le Sénat a fait passer un amendement accepté par Christian Estrosi qui prévoit que l'Ircantec recevra une soulte du régime Arrco-Agirc. On parle de 5 à 6 milliards d'euros, rien à voir donc avec un pourboire ! L'argument avancé pour justifier la soulte est spécieux, estime Sauvegarde Retraites.


L'Ircantec, en effet, considère que, les nouveaux embauchés de La Poste relevant désormais d'un autre régime, cela lui occasionnera des pertes de cotisations futures. Et comme ses responsables ne font pas dans la dentelle, ils exigent une indemnisation calculée sur cinquante ans. Autrement dit, l'Ircantec réclame des cotisations sur des employés dont certains ne sont même pas encore nés et, pour cela, "pompe" sans scrupule le régime Arrco-Agirc, dont les finances sont menacées de déficit à très court terme (dès 2013).




Robin des Bois à l'envers


C'est Robin des Bois, mais à l'envers, car on vole les pauvres pour donner aux riches. Passons sur le fait que le régime de l'Ircantec est plus généreux (on cotise moins pour un meilleur rendement) que celui de l'Agirc-Arrco. On retient surtout que les finances de l'Ircantec sont plus saines. C'est que le nombre d'élus et de contractuels (collectivités locales, fonction publique d'État, hôpitaux) ne cesse d'augmenter, ce qui fournit une armée de nouveaux cotisants (643.000 en 10 ans) qui font terriblement défaut au privé à cause des ravages du chômage.


Après les élections régionales de mars, le gouvernement a promis une nouvelle réforme des retraites. Étrangement, pour l'heure, il déploie son zèle pour défendre l'Ircantec, dont les 2,6 millions de cotisants ne sont en fait que des oiseaux de passage : soit parce que des élus perdent leurs mandats soit parce que des non-titulaires vont dans le privé ou deviennent fonctionnaires (la durée moyenne de cotisation à l'Ircantec est de seulement 8 ans et 11 mois). Ce régime spécial n'a, certes, pas échappé à la réforme des retraites, mais restera plus avantageux que celui du privé.


Comment pareil hold-up peut-il se produire dans le plus grand silence ? Les sénateurs, en votant l'amendement, ont défendu les intérêts des élus auxquels ils doivent leur mandat. L'État employeur, en soutirant de l'argent à l'Agirc-Arrco, fait des économies. Quant aux syndicats, s'ils ne pipent mot, c'est parce qu'ils sont surreprésentés dans le public. Même la CGC, dont on pourrait s'attendre qu'elle défende la retraite des cadres (Agirc), reste en retrait. Et pour cause, elle assure la présidence de l'Ircantec... Tout le monde y trouve donc son compte, conclut Sauvegarde Retraites. Tout le monde sauf l'énorme masse des salariés du privé qui va se faire plumer. Voilà qui augure mal des discussions sur la réforme du régime des retraites prévues après les élections régionales de mars.


Source: Le Point


 
hopital
Les hôpitaux de Paris vont supprimer 3 à 4.000 emplois
AFP
23/01/2010 | Mise à jour : 15:10 | Commentaires 97 | Ajouter à ma sélection
La moitié concernera les soignants et les médecins, l'autre moitié le personnel administratif. Le directeur de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris réfléchit également à moderniser et à regrouper certains services.

Sa réforme avait suscité un tollé, poussant même un haut responsable à mettre sa démission dans la balance, mais le directeur de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ne cède rien. Benoît Leclercq a annoncé le nombre exact du nombre de postes supprimés dans l'AP-HP d'ici 2012 : 3.000 à 4.000 emplois. La moitié des suppressions concernera les soignants et les médecins, l'autre moitié le personnel administratif», précise Benoît Leclercq dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France.

Ces coupes pourraient être plus importantes que ce qu'avait avancé en novembre l'AP-HP lorsqu'elle avait présenté les grandes lignes de ce plan de réorganisation. L'AP-HP avait évoqué 90 à 100 millions d'euros d'économies par an pour retrouver un équilibre budgétaire en 2012. Les syndicats avaient alors calculé que cela se traduirait par la disparition de près de 3.500 emplois. La perspective d'une réduction des effectifs avait provoqué une levée de boucliers de la part de responsables de l'AP-HP. Le professeur Coriat, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP, qui gère une quarantaine d'établissements hospitaliers publics, et chef du service anesthésie-réanimation de l'hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière avait menacé de démissionner. Il craignait une baisse de la qualité des soins.


L'AP-HP se sépare de son patrimoine immobilier

Autre pilier du plan de réorganisation des hôpitaux parisiens, la modernisation et le regroupement de certains services. «D'ici à 2020, nous pourrions réduire de quelques sites le nombre de nos hôpitaux», explique Benoît Leclercq. «Du fait de la vétusté de certains locaux, moderniser en regroupant revient souvent moins cher que de rénover», défend-il. Par exemple, l'AP—HP réfléchit à «regrouper certains services de chirurgie de Cochin et de l'Hôtel-Dieu», de même que les services ORL de Saint-Louis et Lariboisière. Enfin, d'ici à la fin 2010, les trois services qui s'occupent des grands brûlés devraient être réunis à Saint-Louis.

Pour réduire son déficit, l'AP-HP se sépare également de son patrimoine immobilier. L'institution a déjà vendu le Théâtre Mogador, un Holiday Inn à Paris, le grand hôtel Lafayette et le Monte-Carlo (3,7 millions d'euros) et des terres agricoles dans l'Eure (580 000 €). L'AP-HP va aussi discuter avec la Mairie de Paris du sort de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

Benoît Leclercq a également affiché des objectifs ambitieux en matière de maternités. «En cinq ans, l'offre en périnatalité pourrait progresser de 5 % à 10 % à l'AP. Soit entre 2 000 et 4 000 accouchements de plus», pronostique le patron de l'AP-HP. «Nous ouvrons de nouvelles structures en banlieue, là où les familles s'installent. La nouvelle maternité de Cochin qui ouvrira fin 2010 (regroupement de Port-Royal et de Saint-Vincent-de-Paul) pourrait permettre 6 000 accouchements par an», rappelle-t-il.

source afp
Le RSA : inefficace contre la pauvreté, et pérennisant les petits boulots
Depuis les années 1980, de nombreuses politiques publiques ont consisté à donner satisfaction aux entreprises cherchant à imposer petits boulots et temps partiel contraint aux salariés. Ces politiques ont été très « efficaces » : le nombre de travailleurs vivant dans la pauvreté a fortement progressé en France, pour atteindre 1,7 million. On pensait que la panoplie de ces politiques de flexibilité contrainte suffisait amplement. Eh bien non. On en rajoute une couche avec le RSA, au nom de la lutte… contre la pauvreté salariale !

Qu’est-ce que le RSA ? Lorsqu’un allocataire du RMI ou de l’API reprend un emploi, il existe déjà un système dit d’« intéressement » qui permet à cette personne de ne pas perdre, pendant un an, le bénéfice de son allocation. Il peut cumuler son nouveau salaire avec son allocation, intégralement pendant trois mois, partiellement pendant les 9 mois suivants. Le RSA, c’est une sorte d’intéressement permanent, principalement réservé aux RMIstes reprenant un emploi à temps partiel et dont les revenus familiaux sont très bas. L’État leur verse, sans limite de temps, un supplément, plus important par exemple pour un quart temps au SMIC que pour un mi-temps, et décroissant ensuite. Ce supplément est aussi fonction de la situation familiale.

On nous dit : d’une part, cela va réduire sensiblement le nombre de pauvres (13,2 % de la population en 2006), d’autre part cela va contribuer à la création d’emplois, car les RMIstes auront plus d’intérêt financier qu’avant à reprendre un emploi. Dans les deux cas, il n’en est rien.

Réduire la pauvreté ? L’effet sera très faible ou nul à court terme, et peut-être négatif ensuite. D’abord, rien n’est prévu pour les millions de bénéficiaires de minima sociaux qui ne sont et ne seront pas en situation de reprendre un emploi (à commencer par les personnes âgées pauvres), ni pour les 18-25 ans et les chômeurs non ou peu indemnisés. Or, on assiste actuellement à leur appauvrissement. Ensuite, avec le RSA actuel, on reste nettement en dessous du seuil de pauvreté (soit 882 euros en 2006 pour une personne seule) quand on perçoit le RSA en travaillant au SMIC à quart de temps ou même à mi-temps, ce qui va être le cas de la majorité des personnes concernées.

Une incitation à reprendre un emploi ? D’abord, l’idée que les chômeurs ont d’abord besoin d’incitation financière ne résiste pas aux faits   Ils ont avant tout besoin que l’économie crée des emplois décents, ce qui n’est pas le cas. Ensuite, s’agissant d’incitations, tous calculs faits , il apparaît qu’au cours de la première année, les « repreneurs d’emplois » à mi-temps ou moins ne gagnent rien de plus avec le RSA qu’avec le système actuel, et que ceux qui reprennent un emploi à plus d’un mi-temps y perdent beaucoup, jusqu’à 3000 euros pour un emploi au SMIC à temps plein ! Ce n’est qu’à partir de la deuxième année que le RSA améliore un peu les choses. Comme progrès il y a mieux, pour des RMIstes qui ne sont généralement pas en situation de faire des plans de carrière…

En réalité, le RSA produit bien une incitation, mais en direction des employeurs : une incitation à laisser les gens végéter sur des miettes d’emploi parce que l’État leur verse alors un complément de salaire pérenne. On subventionne (indirectement et indéfiniment) d’autant plus les emplois qu’ils sont à temps partiel plus court ! On instaure une prime aux plus petits boulots, qui les rend plus attractifs… pour les employeurs, alors qu’ils sont à l’origine de la pauvreté salariale et du miserabilisme qu’on prétend combattre. C’est une politique de pérennisation des petits boulots et du temps partiel subi.

Dans ces conditions, le RSA va sans doute jouer un (petit) rôle dans les créations d’emploi, mais il ne s’agira pas de vrais emplois. Le RSA va augmenter ce qu’on appelle le sous-emploi (1,4 million de personnes en 2007). Au même titre, par exemple, que les politiques d’encouragement aux « services à la personne » que Christine Lagarde montre en exemple, en oubliant de dire que la durée hebdomadaire moyenne de travail y est de 10 heures. Le temps partiel court comme horizon des politiques de l’emploi, le « travailler peu pour gagner peu », voilà ce qu’encourage et subventionne ce gouvernement, du miserabilisme  y compris avec le RSA.

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